21/06/2010

Réflexions à chaud sur les émeutes réactionnaires de Belleville

Publié le 20 juin 2010 par Des Anarchistes pour Non-Fides.fr

En revenant d’une balade très peu champêtre, nous nous rendons dans le quartier de Belleville à Paris. Quelques heures plus tôt, une manifestation y avait démarré pour dénoncer, selon les mots des organisateurs : « Les violences chroniques dont est victime la communauté chinoise ». En cause : des vols de sacs, agressions, dépouilles. Une manif aux relents bien réactionnaires, comme en témoignent les slogans criés et inscrits sur les banderoles et pancartes :"Sécurité pour tous", "Vive la citoyenneté", "Stop la délinquance", drapeaux français, chinois et européens, hymne national. On ne comprend pas bien de quelle violence il s’agit (ayant plutôt l’habitude de phénomènes de violence intra-communautaire dont nous parlerons plus tard), mais nous comprendrons plus tard ce qui se cachait derrière cette manifestation.

Après la fin officielle de la manif, l’ambiance est très chaude sur place, des gens sont attroupés, des camions de flics arrivent en masse. On entend à droite à gauche des bruits de casse, puis un torrent de violence se déchaîne sur les flics, attaqués à mains nues et au corps à corps par des centaines de personnes, qui leur jettent œufs, pierres et bouteilles de verre. Des voitures sont retournées, des CRS se font charger et sont obligés de reculer. Face à ce déchaînement de violence anti-flic, nous hésitons à entrer dans la danse, mais nous attendons, par "prudence éthique".

Tout d’un coup, les gens se mettent à courir. Nous pensons que tout le monde fuit une énième charge de keufs, mais nous nous rendons très vite compte qu’il s’agit d’autre chose. Des manifestants étaient en train de poursuivre des gamins, qu’ils ciblaient "noirs et arabes", en leur lançant des bouteilles de verre. Un des gamins tombe à terre, et tente de se réfugier sous le perron d’une porte. Courant à leurs côtés, nous devons alors calmer la fureur des lyncheurs. Ceux-ci lâchent prise, cette fois-ci. Nous comprenons, en écoutant les conversations : que « les flics ne faisant pas leur travail, et laissant les voleurs en liberté, les manifestants auraient décidé de prendre l’affaire en main et de se venger eux-mêmes ». Nous comprenons aussi que tout serait parti du vol du sac à main d’une manifestante par un gamin du quartier, puis de la tentative des manifestants de livrer le gamin aux flics, qui n’en auraient pas voulu. C’est à partir de là que les manifestants ont déchainé leur violence contre les flics. Une violence sans retenue, comme on a pas l’habitude d’en voir. Une violence pour punir les flics de ne pas assez bien faire leur boulot.

Les flics décident de battre en retraite, en noyant la place sous un épais nuage de lacrymo tiré dans le tas. C’est plus d’une cinquantaine de cametards de flics qui disparaissent en un clin d’œil, au moment même où la violence commençait à atteindre un pic. Clairement, les flics ont décidé d’abandonner la place, pour laisser se dérouler des violences inter-communautaires, alors qu’une heure plus tôt, c’est contre les flics que tout le monde s’acharnait. Se crée alors un ballet entre trois à quatre cent membres de la communauté chinoise et quelques gamins noirs et arabes, parfois passés à tabac au sol par plusieurs dizaines de personnes, accusés à la va-vite d’être des voleurs, sous les yeux assoiffés des journaflics ayant flairé l’odeur du sang et des gros-titres, en bon charognards qu’ils sont. Mais précisons qu’à l’heure où nous écrivons ces lignes, rien n’est encore sorti de précis dans les médias sur ce qu’il s’est réellement passé. Nous avons pu observer des sortes de milices improvisées, réunissant plus d’une centaine d’asiatiques, allant dans la cité voisine pour casser du noir et de l’arabe, dans une chasse à l’homme rappelant les pogroms.

Durant ces émeutes, nous avons ressenti chez les émeutiers chinois une haine farouche contre les « voleurs ». Par exemple, après qu’une voiture banalisée de flics fut renversée, et son gyrophare coupé, des personnes ont commencé à fouiller dans le coffre, immédiatement prises à partie et lynchées car accusées d’être des voleurs, par les mêmes personnes qui avaient retourné la voiture. Autant dire que l’incompréhension nous gagne à ce moment.

Cette chaude après-midi, et les évènements qui l’ont marquée, semblent préfigurer un scénario de guerre civile qui se développe de-ci, de-là en ces temps de "crise". L’attitude de la police vient confirmer cette impression, elle qui a quitté les lieux au moment où elle sentait que la rage à son encontre était en train de remplacer la haine ethnique entre les gens. Nous pouvons imaginer que pour le préfet une bonne émeute raciste est préférable à une émeute tournée contre les flics, et autres symboles de l’État et du capital (banques et autres McDonald’s sont restés intacts). Au fond quel besoin d’une présence policière dans une émeute contre des "délinquants" ?

Précisons que toutes les semaines, des chinois se font rafler par dizaines par les flics, et ce dans l’indifférence générale, sans qu’une seule manifestation aussi importante ne soit appelée. De même, jamais nous n’entendons une quelconque protestation contre l’exploitation de chinois par d’autres chinois. Cette violence-là, celle de l’exploitation, n’est jamais dénoncée. Impuissants et tristes face à ce spectacle infâme, nous tenons tout de même à exprimer quelques positions claires.

Cette journée a prouvé que toutes les émeutes ne sont pas bonnes, malgré ce que peuvent en penser les quelques hooligans et nihilistes qui y croient encore, par leur apologie de la guerre civile. En outre, nous croyons qu’il est nécessaire de déserter les guerres entre pauvres, entre ethnies et entre toutes les communautés imaginaires, entre tous les rôles sociaux tout aussi imaginaires : "honnêtes travailleurs chinois" contre "voleurs arabes". La guerre sociale n’est pas la guerre de tous contre tous, mais la guerre qui de tout temps a opposé la domination à tous ceux qui ne la supportent pas.

Encore et encore, il faudra nous battre contre les cancers nationalistes, ethniques, communautaristes, religieux et politiques.

Des anarchistes.

21/06/2010

Ne touchez pas à WikiLeaks !

Publié le 18 juin par Patrick Martin pour World Socialist Web Site

Dans le cadre de sévères mesures de sécurité motivées par la divulgation d'une vidéo politiquement dommageable d'un massacre par l'armée américaine en Irak, les responsables du Pentagone ont annoncé la détention du soldat Bradley Manning et l'intensification des efforts pour trouver Julian Assange, le fondateur du site web WikiLeaks.

Le 7 juin, des fonctionnaires du département de la Défense ont confirmé que Manning était séquestré au Koweït « pour avoir prétendument divulgué des informations confidentielles ». Trois jours plus tard, des enquêteurs du Pentagone ont raconté au site web Daily Beast qu'ils étaient à la recherche d'Assange, dans une enquête liée à Manning. Le fondateur de WikiLeaks, d'origine australienne, devait donner des conférences la semaine dernière à New York City et Las Vegas, mais il les a annulées, invoquant des « considérations de sécurité ».

WikiLeaks, qui sollicite des fuites sur les gouvernements et la criminalité des grandes sociétés à travers le monde et qui les rend publiques sur Internet, a publié en avril une version décryptée et modifiée de la vidéo sur un site web spécial intitulé « Meurtre collatéral » (Collateral Murder). La vidéo originale avait été filmée par l'armée américaine en 2007 lors d'une attaque d'hélicoptère dans la partie est de Bagdad qui avait fait 15 morts, dont deux journalistes de Reuters.

La vidéo, au cours de laquelle on peut entendre les communications radio de soldats américains blaguant sur le massacre d'Irakiens, a provoqué l'indignation à travers le monde et a été répondu par une violente contre-attaque de l'armée et de l'appareil du renseignement des Etats-Unis. Le secrétaire à la Défense Robert Gates a dénoncé la divulgation de la vidéo, bien qu'il ait admis que les images avaient été produites par l'armée américaine et qu'elles n'avaient pas été falsifiées.

Selon des articles de journaux, Manning a été emprisonné le 26 mai après avoir fait l'erreur de se confier à quelqu'un qu'il connaissait par le web, Adrian Lamo, un pirate informatique expérimenté. Manning avait confié à Lamo que, en travaillant en tant qu'analyste du renseignement militaire dans l'armée, à la base d'opérations avancée Hammer à l'est de Bagdad, il avait pu accumuler une quantité importante de documents et communications internes de l'armée et du département d'Etat, y compris les images originales avec lesquelles « Meurtre collatéral » a été produit. Lamo a par la suite dénoncé Manning à l'armée et au FBI.

Manning serait détenu dans un complexe militaire au Koweït. Plusieurs disques durs lui ayant été confisqués sont arrivés à Washington jeudi et sont actuellement analysés par des experts informatiques du gouvernement afin de déterminer quels documents Manning a téléchargés et ce qu’il en a fait.

Manning s’est enrôlé dans l’armée en 2007 et avait l'autorisation d'accéder à des documents top secret. Il aurait dit à Lamo qu’il cherchait dans les réseaux militaires et gouvernementaux depuis plus d’un an et avait trouvé des « chose incroyables, de terribles choses… qui appartiennent au domaine public et non pas dans des serveurs stockés dans une chambre noire à Washington DC ».

En plus de la vidéo qui est devenue « Meurtre collatéral », Manning a dit avoir fourni à WikiLeaks une deuxième vidéo montrant une attaque aérienne américaine datant de mai 2009 près du village de Garani en Afghanistan, dans laquelle plus de cent personnes ont été assassinées, y compris des enfants.

L’investigation de l’armée et du FBI se concentre surtout sur la revendication de Manning d’avoir téléchargé quelque 260.000 télex diplomatiques secrets, qu’il a décrits comme montrant « des négociations politiques secrètes quasi criminelles ». Manning a ajouté, selon un courriel envoyé à Lamo, « Hillary Clinton et plusieurs milliers de diplomates à travers le monde vont avoir une crise cardiaque le matin où ils vont se réveiller et découvrir que tout un magasin de documents secrets de la politique étrangère est maintenant disponible à la population. »

WikiLeaks a nié être en possession des 260.000 télex secrets. Assange aurait offert une aide financière pour la défense de Manning.

La détention de Manning et la poursuite d’Assange doivent être opposées par tous ceux qui défendent les droits démocratiques. La population américaine et la population du monde entier ont le droit de connaître les crimes commis par l’armée et l’appareil du renseignement des Etats-Unis sous les ordres du président américain.

L’attaque contre Wikileaks et ses collaborateurs fait partie d’une campagne plus large menée au nom de la sécurité par l’administration Obama. Comme il a rapporté dans le New York Times cette semaine, la Maison-Blanche a décidé de poursuivre Thomas Drake, de l’Agence de sécurité nationale (NSA), parce qu’il a voulu exposer la mauvaise gestion financière du NSA en coulant des informations à un journaliste du Baltimore Sun.

Selon cet article du New York Times, « L’accusation qui a été portée contre M. Drake constitue la plus récente preuve que l’administration Obama est plus agressive que l’administration Bush pour chercher à punir les coulages à la presse non autorisés. Depuis les 17 mois où il a été au pouvoir, le président Obama a déjà fait plus que tout président précédent dans les poursuites des coulages non autorisés. »

Cette augmentation des poursuites contre les coulages est survenu la même semaine que la publication d’un rapport de Médecins pour les droits de l’Homme que des médecins travaillant pour la CIA ont collaboré avec les interrogateurs qui torturaient les prisonniers. Les médecins supervisaient les sessions de torture pour assurer que les prisonniers ne soient pas tués — pour qu’ils puissent continuer à être interrogés et torturés — et pour raffiner les méthodes utilisées pour qu’elles soient plus souffrantes et efficaces. Le titre du rapport est très parlant : « Expériences en torture : projet de recherche sur les sujets humains et preuve de l’usage du programme d’interrogation « amélioré » ».

L’administration Obama cherche à mettre fin aux coulages, non parce qu’elle craint que la vie de soldats américains pourraient être mise en danger, mais pour les mêmes raisons que l’administration Bush : les hauts responsables du gouvernement — au Pentagone, à la CIA, à la NSA et à la Maison-Blanche elle-même — pourraient être accusés de crimes de guerre, soit aux États-Unis ou par un tribunal international, à cause de preuves provenant de ce type de révélation.

La famille de ceux qui ont été tués lors de l’attaque à l’hélicoptère en Irak a critiqué la détention de Manning. Nabil Noor-Eldeen, dont le frère Namir était un des employés de Reuters qui ont été tués lors de l’assaut, a dit à la presse : « La justice est ce que ce soldat a fait en dévoilant ce crime contre l’humanité. L’armée américaine devrait le récompenser, pas l’arrêter. »

Manning n’est pas un criminel, mais de toute évidence, quelqu’un qui était répugné par les crimes commis par « son » armée et « son » gouvernement. Le World Socialist Web Site se joint à ceux qui demandent que Manning soit relâché sans accusations. Nous demandons aussi la fin de toutes les tentatives d’enquêter sur Julian Assange et les autres activistes de WikiLeaks ou de les empêcher de continuer leurs activités.

(Article original anglais paru le 14 juin 2010)

http://www.wsws.org/francais/News/2010/jun2010/wiki-j18.shtml

21/06/2010

Gaza convoy activists claim Israeli soldiers using debit cards stolen in raid

Publié le 18 juin 2010 par Haroon Siddique pour guardian.co.uk
Boarding party troops in deadly flotilla raid confiscated cards and spent on them, claim campaigners who were on board.

Israeli troops have been accused of stealing from activists arrested in the assault on the Gaza flotilla after confiscated debit cards belonging to activists were subsequently used.

In their raid of 31 May, the Israeli army stormed the boats on the flotilla and, as well as money and goods destined for the Palestinian relief effort in Gaza, the bulk of which have yet to be returned, took away most of the personal possessions of the activists when taking them into custody. Individual soldiers appear to have used confiscated debit cards to buy items such as iPod accessories, while mobile phones seized from activists have also been used for calls.

Ebrahim Musaji, 23, of Gloucester, has a bank statement showing his debit card was used in an Israeli vending machine for a purchase costing him 82p on 9 June.

It was then used on a Dutch website, www.thisipod.com, twice on 10 June: once for amounts equivalent to £42.42 and then for £37.83. And a Californian activist, Kathy Sheetz, has alleged that she has been charged more than $1,000 in transactions from vending machines in Israel since 6 June.

Musaji and Sheetz were on board two separate boats – one the Mavi Marmara, on which nine Turkish activists were killed, the other on the Challenger 1. Both activists only entered Israel when arrested, and were in custody for their entire time on Israeli soil.

"They've obviously taken my card and used it," Musaji told the Guardian. "When they take things like people's videos and debit cards and use them, and their mobile phones, it becomes a bit of a joke. "We were held hostage, we were attacked, and now there's been theft. If the police confiscate your goods in the UK, they're not going to use your goods and think they can get away with it."

Musaji cancelled his card on 7 June, the day after he returned to Britain, where he is a support worker for adults with learning difficulties. His bank has agreed to treat the transactions as fraudulent and he will not be charged for them. His mobile phone was also used for two short calls in Israel after it had been confiscated.

Another American activist, David Schermerhorn, 80, from Washington state, claims his iPhone was used, while Manolo Luppichini, an Italian journalist, said his card was debited with the equivalent of €54 after it was confiscated. Activists say Israel still has possession of at least £1m of goods and cash, comprising aid and personal possessions, including laptops and cameras.

Some passports, three of them belonging to British citizens, have still not been returned. On Thursday, delegations in 12 countries, including the UK, held meetings with their respective governments to exert pressure on Israeli to return the seized property.

A spokeswoman for the Israeli embassy in London advised Musaji to register a formal complaint. "We regard any misconduct as described in Mr Musaji's allegations to be utterly unacceptable and intolerable, and suggest waiting until this subject matter is clarified," she said. "As had happened previously, an Israeli soldier was found guilty of illegal use of a credit card for which he was indicted and sentenced to seven months' imprisonment."

http://www.guardian.co.uk/world/2010/jun/18/gaza-convoy-activists-debit-card-fraud

20/06/2010

V I D E O S : In Girum Imus Nocte Et Consumimur Igni

En ce moment dans la rubrique V I D E O S, un film de Guy Debord, pour ceux celles que la lecture rebute... Malgré tout, il serait peut-être temps de s'y mettre!! Les docus c'est bien, mais en général on n'y trouve pas une analyse aussi globale de la merde dans laquelle on se trouve que dans un bouquin.

Et puis il faut quand même savoir que Debord était nettement meilleur à l'écrit.. Ces films peuvent parfois sembler in-regardables... Enfin bon courage, ceux qui se donneront de la peine seront récompensé, n'en doutez pas!



L A - S U I T E - I C I

20/06/2010

D O S S I E R S : W I K I L E A K S

Notre premier "dossier" est consacré à W I K I L E A K S !

Pour ceux et celles qui ne connaissent pas encore, il n'est jamais trop tard pour s'y mettre! Wikileaks, c'est la plus grosse fouine du monde! Une sorte de centrale pour les taupes du monde entiers qui bossent pour des salopards et qui en ont assez de n'avoir que de la merde sur les mains. Si vous bossez pour des ordures, que vous avez signé une close de confidentialité mais que vous tombez sur des infos compromettantes et que vous dites "je leur crache à la gueule", Wikileaks a exactement ce qu'il vous faut. La possibilité de leur pisser au cul en faisant pisser de l'info, le tout en toute sécurité avec un anonymat garanti!! Alors, alors?! Oui c'est assez cool! Surtout quand des types qui bossent au pentagone ou à la CIA décident d'envoyer leur supérieur aller se faire foutre. Cette joyeuseté nous a donc permis ces derniers mois d'avoir par exemple accès à un rapport de la CIA expliquant comment vendre la guerre afghane aux opinions publiques européens. Mais ces derniers temps, Wikileaks c'est surtout la vidéo qui suit. Définitivement plus fort que les mots.



L E - D O S S I E R

19/06/2010

Afghanistan : Mais pourquoi putain?! Mais pour la tune évidement...

Vous croyiez quoi? Qu'ON y allait pour la liberté, la démocratie, casser du barbu, dévoiler la beauté des femmes afghanes? Oh! Putain!! Va falloir se réveiller!! ON encule les afghans pour la même raison qu'ON encule le reste de cette foutue planète et de la putain de majorité de ses habitants...

P O U R - L A - T U N E - E T - L E - P O U V O I R !
O U A I S ! !

L’OTAN à l’affût des richesses minérales afghanes
Publié le 16 juin par le Réseau Voltaire

En visite à Washington, le 13 mai 2010, le président afghan Hamid Karzai a évoqué les incroyables ressources minières de son pays, estimées selon lui entre 1 000 et 3 000 milliards de dollars, qui en ferait potentiellement un des plus riches du monde.

Depuis longtemps, les géologues estimaient hautement probable la richesse du sous-sol afghan, jadis exploité pour ses pierres précieuses. Dès le début de l’invasion anglo-saxonne, le ministère états-unien de l’Intérieur et le gouvernement britannique dépêchaient des ingénieurs de l’U.S. Geological Survey et du British Geological Survey. Leurs rapports, rendus en 2007, servent de base aux estimations financières actuelles. Ils établissent la présence de gigantesques ressources en fer, cuivre, cobalt, or, lithium, etc…

C’est également sur la base de ces rapports que l’administration Bush finissante et l’administration Obama ont décidé d’accroître l’effort militaire US et OTAN dans le pays.

Le 22 mai 2010, le président allemand Horst Köhler, de retour d’Afghanistan, avait expliqué l’engagement militaire de son pays et de l’OTAN non en fonction des attentats du 11-Septembre, ni de la promotion de la démocratie, mais par la défense d’intérêts économiques. Cette déclaration avait provoqué un tollé dans la mesure où la constitution allemande interdit d’envoyer un corps expéditionnaire pour des conquêtes économiques. Plutôt que de retirer le contingent allemand, le président Horst Köhler préféra démissionner, le 31 mai.

Dans un article, publié le 13 juin 2010, le New York Times vend la mèche. Il révèle incidemment que c’est le Pentagone qui a fait procéder à des estimations chiffrées de ce trésor minéral.

Le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, a créé en 2006 une Task Force for Business and Stability Operations (Groupe de travail sur les Opérations de stabilisation et les Affaires commerciales). Sous la direction du sous-secrétaire adjoint Paul A. Brinkley, elle a d’abord supervisé l’exploitation de l’Irak avant de s’intéresser à celle de l’Afghanistan.M. Brinkley a été maintenu dans ses fonctions par le secrétaire à la Défense Robert Gates sous les administrations Bush et Obama.

http://www.voltairenet.org/article165895.html

L’'Afghanistan vaut "mille milliards de dollars"
Publié le 18 juin par Frédéric Koller pour Mecanopolis

On considérait l’Afghanistan comme l’un des pays les plus pauvres de la planète, on découvre qu’il est richissime.

C’est un mémo du Pentagone opportunément rendu public par le New York Times lundi qui l’affirme: ses montagnes regorgent de fer, de cuivre, de cobalt, d’or et de bien d’autres métaux rares. Le pays de l’opium pourrait se transformer en «Arabie saoudite du lithium» et sa fortune s’élever à «mille milliards de dollars».

En quelques heures, l’information a fait le tour de la planète. Une opération de communication rondement menée. Seul problème: il n’y a rien de nouveau. Les Soviétiques avaient cartographié ces richesses dès les années 1980, et leurs études avaient été publiées dans les revues géologiques occidentales en 2007. Il y a six mois, le président Hamid Karzaï évoquait déjà ce chiffre de «mille milliards».

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Ressources minérales de l’Afghanistan (Cliquer pour agrandir)

D’où cette question: pourquoi cet effet d’annonce? Deux hypothèses se dégagent. Alors que l’OTAN piétine et que les talibans ne cessent de gagner du terrain, les Américains, à la suite des Européens, s’interrogent sur leur présence dans l’Hindu Kuch. Il faut redonner du sens à cette «guerre choisie», comme la qualifie Barack Obama, dont l’objectif initial affiché était de punir Al-Qaida et chasser ses protecteurs de Kaboul. Au risque de brouiller le message comme ce fut le cas avec le pétrole en Irak.

U.S. DoD Map (NATO-Afghanistan Occupation)
Carte de l’occupation militaire de l’Afghanistan (cliquer pour agrandir)

Seconde piste: la course au trésor a déjà commencé et les Chinois ont pris une longueur d’avance. Ils ont aligné 4 milliards de dollars pour une mine de cuivre, le plus gros investissement jamais vu à Kaboul, mais ne déboursent pas un sou pour sécuriser le pays, une tâche qui commence à coûter cher aux Américains. Il s’agirait donc pour le Pentagone de faire monter les enchères et de contrer cette influence. Et nous voilà replongés dans le «Grand Jeu», comme au XIXe siècle, lorsque la Grande-Bretagne et la Russie se disputaient la domination de l’Afghanistan. Les joueurs ont changé, mais leur convoitise est immuable. Tant pis pour la paix afghane, car ce pauvre pays riche, dont la valeur marchande est désormais connue, semble condamné à rester un terrain d’affrontement pour les grandes puissances du moment.

http://www.mecanopolis.org/?p=18145&type=1

19/06/2010

Mais regardez moi ces connards : It's called FEAR MONGERING

Et voilà, encore une fois, la presse nous emmerde avec des déclarations venues des États-Unis, venues jusqu'à nous uniquement pour nous foutre la trouille et nous rappeler que nous ne vivons pas en paix, que nos ennemis sont partout, qu'ils sont méchants, et surtout, surtout, qu'ils sont très bien armés... raisons pour laquelle notre course à l'armement ne doit jamais cesser, raison pour laquelle le complexe militaro-industriel doit continuer à s'enrichir, de nouvelles devises et de nouveaux pouvoirs.

Cela va de soit, nous leur crachons à la gueule, autant aux journalistes qui estiment indispensable de transmettre ce genre de propos, qu'à ceux qui en sont à l'origine, qu'à ceux à qui ils profitent!

Le jour où ils fermeront leur gueule...
Enfin lisez plutôt!

L’Iran pourrait lancer des « centaines » de missiles contre l’Europe

Publié le 18 juin 2010 par lesoir.be (avec les complaisantes info de l'AFP, cela va de soit)

L’Iran est capable de lancer une attaque contre l’Europe au moyen de « dizaines ou même de centaines » de missiles, a assuré jeudi le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates.

La Maison Blanche avait décidé en septembre de troquer un projet de bouclier antimissile en Europe centré sur une menace de tirs de missiles iraniens de longue portée, pour un système protégeant plutôt les alliés de l’Otan de tirs balistiques de courte et moyenne portée.

« Un des éléments (fourni par) les renseignements qui a contribué à la décision (de changer de système de défense antimissile) a été de prendre conscience que si l’Iran devait lancer une attaque de missiles contre l’Europe, il ne s’agirait pas de seulement un ou deux missiles ou même d’une poignée », a dit M. Gates lors d’une audition au Sénat.

« Il s’agirait plutôt d’une salve, dans laquelle on aurait potentiellement affaire à des dizaines ou même des centaines de missiles », a-t-il assuré, ajoutant qu’il soutenait le nouveau projet « capable de protéger nos troupes, nos bases, nos installations et nos alliés en Europe ».

M. Gates et la chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, ont tenté jeudi de convaincre le Sénat que le nouveau traité START de désarmement nucléaire n’affaiblirait pas les plans de défense antimissile des Etats-Unis.

Le nouveau traité START prévoit d’importantes réductions des arsenaux nucléaires des Etats-Unis et de la Russie. Mais cette dernière a dit se réserver le droit de se retirer du traité si Washington poursuit le déploiement de systèmes antimissile en Europe de l’Est d’une manière qui ne conviendrait pas à Moscou.

http://www.lesoir.be/actualite/monde/2010-06-18/l-iran-pourrait-lancer-des-centaines-de-missiles-contre-l-europe-776841.php

13/06/2010

Pentagon Manhunt

Publié le 10 juin 2010 par Philip Shenon pour Thedailybeast.com
Anxious that Wikileaks may be on the verge of publishing a batch of secret State Department cables, investigators are desperately searching for founder Julian Assange. Philip Shenon reports. Plus, Daniel Ellsberg tells The Daily Beast: "Assange is in Some Danger."

Pentagon investigators are trying to determine the whereabouts of the Australian-born founder of the secretive website Wikileaks for fear that he may be about to publish a huge cache of classified State Department cables that, if made public, could do serious damage to national security, government officials tell The Daily Beast. The officials acknowledge that even if they found the website founder, Julian Assange, it is not clear what they could do to block publication of the cables on Wikileaks, which is nominally based on a server in Sweden and bills itself as a champion of whistleblowers.

“We’d like to know where he is; we’d like his cooperation in this,” one U.S. official said of Assange.

American officials said Pentagon investigators are convinced that Assange is in possession of at least some classified State Department cables leaked by a 22-year-old Army intelligence specialist, Bradley Manning of Potomac, Maryland, who is now in custody in Kuwait. And given the contents of the cables, the feds have good reason to be concerned. As The Daily Beast reported June 8, Manning, while posted in Iraq, apparently had special access to cables prepared by diplomats and State Department officials throughout the Middle East, regarding the workings of Arab governments and their leaders, according to an American diplomat.

The cables, which date back over several years, went out over interagency computer networks available to the Army and contained information related to American diplomatic and intelligence efforts in the war zones in Afghanistan and Iraq, the diplomat said. American officials would not discuss the methods being used to find Assange, nor would they say if they had information to suggest where he is now. "We'd like to know where he is; we'd like his cooperation in this," one U.S. official said of Assange.

• Daniel Ellsberg: 'Assange Is In Danger'

Assange, who first gained notoriety as a computer hacker, is as secretive as his website and has no permanent home. He was scheduled to speak Friday in Las Vegas at an International Reporters and Editors conference. But the group’s executive director, Mark Horvit, tells The Daily Beast that Assange canceled the appearance—he was on a panel to discuss anonymous sources—within the last several days as a result of unspecificed “security concerns.” Horvit said he communicated with Assange through email and did not know where he might be.

Last week, Assange was scheduled to join famed Pentagon Papers leaker Daniel Ellsberg for a talk at New York's Personal Democracy Forum. Assange appeared via Skype from Australia instead, saying lawyers recommended he not return to the United States.

Julian Assange, in April 2010, discussing confidential sources in the digital age

Assange was in the United States as recently as several weeks ago, when he gave press interviews to promote the website’s release of an explosive 2007 video of an American helicopter attack in Baghdad that left 12 people dead, including two employees of the news agency Reuters. Wikileaks has not replied directly to email messages from The Daily Beast. However, in cryptic messages he sent this week via Twitter, Wikileaks referred to an earlier Daily Beast article on the investigation of Manning and said that it “looks like we’re about to be attacked by everything the U.S. has.” In an earlier post, the site said that allegations that “we have been sent 260,000 classified U.S. embassy cables are, as far as we can tell, incorrect.”

This morning, a new Wikileaks tweet went out: "Any signs of unacceptable behavior by the Pentagon or its agents towards this press will be viewed dimly." Pentagon investigators say that particular post may have been an effort by Wikileaks to throw them—and news organizations—off the track as the site prepared the library of State Department cables for release, officials said.

“It looks like they’re playing some sort of semantic games,” one American official said of Wikileaks. “They may not have 260,000 cables, but they’ve probably got enough cables to make trouble.” In another cryptic Twitter message, the site said that while the State Department might be alarmed about the prospect of the release of classified cables, “we have not been contacted.” American officials were unwilling to say what would happen if Assange is tracked down, although they suggested they would have many more legal options available to them if he were still somewhere in the United States.

Manning has reportedly admitted that he downloaded 260,000 diplomatic cables and provided them to Wikileaks. In Internet chat logs first revealed by Wired magazine, Manning also took credit for leaking the 2007 video to the website. “Hillary Clinton and several thousand diplomats around the world are going to have a heart attack when they wake up one morning and find an entire repository of classified foreign policy is available,” Manning wrote of the diplomatic cables, according to Wired. Wikileaks has not confirmed that Manning is a source of any information posted on the site. “We do not know if Mr. Manning is our source, but the U.S. military is claiming he is, so we will defend him,” Wikileaks said in another Twitter message.

Manning was turned in to the Pentagon by a former computer hacker based in California, Adrian Lamo, after Manning approached Lamo for counsel. Manning is believed to have contacted Lamo after reading a recent profile of him in Wired. In the chat log revealed by Wired, Manning bragged to Lamo about having downloaded a huge library of State Department cables, as well as the 2007 video of the helicopter attack, and having provided the material to Wikileaks. Manning took credit for having leaked a classified diplomatic cable that has already appeared on the site—a memo prepared by the United States embassy in Reykjavik, Iceland, that described a meeting there between American and Icelandic officials over that country’s banking meltdown. The January 2010 memo may have been of special interest to Wikileaks given the site’s close ties to Iceland, where Assange has based himself at times and where he worked with local lawmakers to draft free-speech laws that give broad freedom to journalists to protect their sources.

A profile this week in The New Yorker magazine depicted Assange feverishly at work with Icelandic colleagues in Reykjavik in March as he organized the release of the 2007 video of the helicopter attack. The edited video was given the title Collateral Murder, and its release infuriated officials at the Defense Department. With its network of whistleblowers, Wikileaks has published documents and videos on its site that have outraged other foreign governments. To protect the site from attack by intelligence agencies, Assange has placed Wikileaks on several Internet servers, making it all but impossible for any government to shut down the site entirely.

http://www.thedailybeast.com/blogs-and-stories/2010-06-10/wikileaks-founder-julian-assange-hunted-by-pentagon-over-massive-leak/

 
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