03/08/2016

MUSIC : Stranger Things

STRANGER THINGS - C'est une très bonne série, pour les générations 80's, surtout les plus âgés. C'est une sorte de thriller fantastique pour gamins, bourré de référence au cinéma de ces années, de E.T. aux Goonies, dans les images mais aussi dans le son. Perso j'ai une grosse affinité, pas réellement avec la musique des années 80, mais avec les sons qui la composent. Il a fallu attendre le troisième épisode pour que j'arrête de frissonner au générique. Les synthés sont fous, les références et les classiques font plaisir. Joy Divison, Tangerine Dream, New Order, The Clash, Toto, Peter Gabriel... Voilà une petite sélection des morceaux que j'ai commencé à écouter quinze fois pas jour.


02/08/2016

VIDEO : The ride of your life

On est où? On va où? On est qui? On fait quoi? Pourquoi? Autant de questions que je n'ai jamais réussi à arrêter de me poser, jamais réussi non-plus à leur trouver ne serait-ce qu'un début de réponse ailleurs que dans une pensée obscure bien au fond de mon crâne. Jamais vraiment réussi à coucher quoique ce soit sur papier. Le genre de truc dont je discute volontiers bourré avec les amis qui le supportent encore, le genre de truc qui poursuit un homme jusqu'à ce que parfois, la science donne une partie de la réponse, la version physique. "Matériellement, voilà ce qu'il se passe." Exactement dans le genre de cette vidéo qui ramasse certains phénomènes pour arriver dans une sorte de symbolique parfaite qui fait la jonction, au fond du crâne, avec la métaphysique(1).

Bref, regardez moi ça et on en parle autour d'un verre(2).

B.

1. Je pense que la physique et la métaphysique se répondent, qu'elles suivent sinon le même schéma, en mode "sur la Terre comme au ciel", quelque chose de complémentaire.

2. J'ai pris la liberté de couper un extrait d'une video de VSauce, un de ces gars formidable qui fait de la vulgarisation scientifique sur youtube. Désolé pour la qualité, on est sur blogspot... La vidéo en entier est juste en dessous et traite globalement du mouvement de la Terre et donc du Temps et de son aménagement par les sociétés humaines. Vaste sujet, d'une importance cruciale, encore un qui traine au fond de mon crâne sans que jamais je n'arrive à en sortir quoique ce soit sur papier... Ca viendra.



THE RIDE OF YOUR LIFE




LA VIDEO ORIGINALE

01/08/2016

Lyotard, le Temps, le désir, et le capitalisme

Voici quelques extraits de la postface de Jean-François Lyotard à Science-Fiction et Capitalisme, critique de la position de désir de la science (1974), de Boris Eizykman. Il y est question de Temps, de désir, de potentiel, et de capitalisme. C’est assez pointu, mais un peu moins que le bouquin en lui-même qui est difficilement abordable sans de bonnes bases en psychologie, psychanalyse, et les concepts qui gravitent autour. C'est un sujet passionnant que les implications du système sur cette chose essentiel à l'humanité qu'est le Temps. Vaste sujet sur lequel je n'ai pour l'instant pas beaucoup plus que des intuitions mais auxquels je compte consacrer pas mal de temps... 

PS: C'est moi qui souligne ;)

B.


Juste judex ultionis, donum fac remissionis ante diem rationis.
Toi le juge qui tire juste vengeance, fais-moi don de rémission avant que vienne le jour du Compte.

(...)

La question de la production du temps organisé, de la mémoire donc et de l’anticipation, à partir d’un procès supposé a-chronique, reste entière.

(...)

Maintenant imaginez deux choses : la première serait que l’heure de l’accomplissement ne sonne jamais, et que, comme pour les premiers chrétiens ou les millénaristes, l’avenir cessant d’être un événement pour devenir un véritable horizon, toujours repoussé, la réserve d’énergie potentielle ne cesse de se gonfler, et que s’aggravent l’inhibition du désir et le clivage des objets de son accomplissement désormais ineffectuable. Et la deuxième chose : que cette réserve énergétique soit remise en circulation, c’est-à-dire s’investisse derechef (mais toujours sous la condition de l’inhibition), du moins pour partie ; que se fassent donc des avances de restes énergétiques ; qu’avec ces avances de nouvelles « médiations » (pour parler comme Hegel) soient rendues possibles et que soit étendu le réseau des choses et des personnes investies par le désir, médiatisés. Alors on n’a pas seulement la temporalisation, mais la capitalisation, qui n’exige pas seulement une organisation des évènements en chronologies réglée, mais aussi, non sans paradoxe, l’anticipation de virtualités à venir en actes présents, c’est-à-dire le rapprochement de l’horizon des investissement libidinaux et économiques, le raccourcissement des perspectives. Le capital est par là une avance de temps faite par la mise à disposition actuelle d’un supplément d’énergie « normalement » disponible plus tard.
Il est clair que quand le banquier prête de l’argent, ce n’est pas de l’or, métal précieux, dont il fait l’avance, mais du temps ; il procure à son débiteur une avance de jouissance qui est une anticipation de durée : il le rajeunit puisqu’il lui « donne » des moyens qu’il n’aurait que plus vieux ; ou bien il le vieillit, puisqu’il le dote de l’âge plus élevé de ces moyens ; en fait il l’arrache à l’organisation chronique même dont il est pourtant l’incarnation en tant que maître inhibiteur. La même analyse vaudrait sans doute pour décrire les avances énergétiques que l’entrepreneur obtient de ses acheteurs (sous la forme de la différence entre les coûts de production et les prix de vente) ou de ses ouvriers (travail payé en fin de mois). Si on la poursuivait, on comprendrait non seulement que le capital n’est pas une chose, mais qu’il n’est même pas un rapport entre des hommes ou des fonctions sociales : il est une relation du désir à lui-même, un retour sur soi par lequel la dépense d’énergie se retarde « pour » pouvoir s’anticiper. Ce qui permet de comprendre qu’au cœur de ce dispositif libidinal, où se joue un tel jeu sur le temps, la formation de la temporalité soit en effet une pièce maîtresse.

(...)

Le capitaliste, c’est-à-dire l’instance qui détient, de quelque façon qu’on imaginera (par sa naissance en vieille bourgeoisie, par son « mérite » personnel ou sa « chance » de self made man, par son appartenance à l’appareil du parti « communiste »), qui détient donc ou croit détenir et fait croire à tous qu’il détient cette réserve, donc qui est placé à l’endroit où le désir inhibé se referme en potentiel et en pouvoir, le capitaliste ainsi entendu est le faiseur d’avances de temps, d’un temps à venir identique au temps passé.
Le désir inhibé en réserve, épargné, va trouver en lui justement le moyen de son actualisation : vous voulez ne plus attendre, vous voulez détruire le retard imposé à la jouissance ; le capitaliste vous donne le moyen d’anticiper l’avenir, de rapprocher de vous l’horizon des actes désirés, en cela identique à l’usurier, et donc au diable, à un anti-dieu (ou au fils de dieu) capable de déranger l’ordre des temps institué par dieu. Méphisto vend la jouissance cash. Mais où le capitaliste est un bon diable, c’est que le prix à payer n’est pas usuraire, le loyer de l’argent n’étant que le coût de l’avance chronologique qu’il vous fait, et le temps se prêtant aux mêmes conditions générales de négoce que n’importe quelle marchandise puisque temps et marchandise, c’est toujours des quanta d’énergie. Le diable vous extorque la vie éternelle contre la jouissance, usant précisément de cette propriété qu’a la libido de n’être pas comptable en temps chronique secondaire, donc de sa faculté de donner un infini de temps contre une seconde, puisqu’il y a un infini aussi dans la seconde, - vue libertine acérée contre laquelle Blaise Pascal eût été mieux inspiré de ne pas parier. Le capitaliste vous demande seulement 10%. 10% de quoi ? De votre temps organisé diachroniquement, de ce qu’on appelle votre vie, c’est-à-dire de votre énergie libidinale inhibée, quantifiée, identifiée.

(...)

La mort capitaliste n’est pas une face d’un processus dialectique (ça, c’est ce que dit le réformisme), et pas non plus l’œuvre de la domination d’un grand Scélérat, prêtre, despote, banquier (image paranoïaque). Elle est l’inhibition du désir, son rabattement, sa mise en réserve et sa dépense anticipée, et tout cela est un dispositif libidinal même, un dispositif d’accélération des accomplissements de désir, qu’on a appelé progrès, développement... Ce dispositif offre les traits de temporalité « rationnelle » que l’on connaît : calendrier, comptabilité des échéances, intérêts composés, etc., lesquels supposent la ligature de l’atemporalité pulsionnelle dans le double réseau de la distribution des postes présent-passé-futur, et de la composition des investissements libidinaux en quantités additionnables et annulables. C’est bien une mort, on pourrait y détecter quelque chose comme l’aliénation. C’est cette mort qui se nomme survie. On n’y opère que par des signes comme échangeables, les singularités en sont exclues comme l’inappréciable ; le futur lui-même, l’évènement, l’étrange y sont négociables. L’image du capitaliste – qui n’est pas forcément quelqu’un, mais que chacun de nous est en partie en tant que tout désir s’instancie en ce dispositif de pouvoir – cette image est la figure de cette mort par inhibition.
Le capitaliste est toujours déjà mort selon cette figure, c’est pourquoi il ne meurt pas. Son temps se reproduit lui-même identique à soi : toute consommation est une production, toute destruction un potentiel d’investissement, et toute mort un simple petit déplacement sur place de l’instance du Présent (dit) Vivant – en même temps que toute production est destruction et tout investissement dépense. Son temps est comme le caoutchouc d’une fronde : les prélèvements financiers qui sont des retraits d’énergie permettant, réinvestis, des gains d’énergie et des avances de jouissance. Comme le Benedict Howards de Jack Barron et l’éternité[1], le capitaliste est l’éternel, et donc le mort comme perpétuel survivant : « cercle noir de la mort » toujours repoussé, horizon toujours différé, calcul sans fin, permanence qui n’est plus permanence de rien, mais simple perduration.   

(...)

Il faudrait distinguer ce potentiel du pouvoir proprement dit. Le potentiel occuperait une position intermédiaire entre pouvoir et puissance. Non pas puissance, force, au sens de Nietzsche, laquelle n’est jamais donnée qu’en acte, mais pas non plus simple pouvoir, qui est seulement la violence du potentiel, la menace qu’exerce le détenteur ou le contrôleur des réserves constituées de puissance sur les désirs inhibés. L’homme du potentiel n’est pas cruel comme un despote, il est cruel comme un théorème. Sous quelles conditions a-t-on le droit de dire ou faire telle ou telle chose ? Voilà la seule question qui engendre ses vraies émotions. (Et il ne fait pas nécessairement une belle carrière dans l’édifice bureaucratique du despotisme£. Le désir de vivre abstraitement la non-vie peut l’incliner à se faire rejeter pas les appareils du pouvoir.) Le potentiel n’est pas le pouvoir, mais un rapport à la puissance, qui est supposé par cela même que nous décrivons sous le nom de capitalisation : recueillir la puissance, en définir les conditions d’opérativité, soit le rapport entre investissement et revenu comptable. On est bien déjà dans l’esprit du capital avec le potentiel, mais pour autant seulement que ce dernier requiert l’esprit de la science accumulative qu’on vient de dire, l’esprit de la mort-survie, « ivresse d’un non-amour ».



[1] N. Spinrad, Jack Barron et l’éternité, R. Laffont. 1971.



BONUS
Un extrait du bouquin, quand même :)

CHAPITRE I

la science

Les trois modèles théoriques [1] auxquels nous avons eu largement recours, axés sur l’étude des configurations libidinales bloquées en systèmes sociaux, convergent de façon remarquable, tout au moins en ce qui concerne la figure du capitalisme. De son mécanisme et de qu’il machine, si la signification diffère de l’un aux autres – réduction sémiologique du symbolique, flux décodés et déterritorialisés pris dans une axiomatique des quantités abstraites, mise en échangeabilité de l’énergétique dans le système axiomatique clos – la « référence » reste identique : le capitalisme est une machine monstrueuse qui attire et intercepte tous les flux (l’énergétique), les fait travailler, les métamorphose en produisant des objets quelconques mais échangeables à l’intérieur du système par la consommation de plus en plus étendue d’énergie, qu’il stupéfie et soumet en réseaux où circulent les objets dépouillés de toute autre valeur que différentielle [2] : transformation, réduction de la différence (l’énergétique) en opposition (l’échangeabilité).
Prenons les choses dans l’autre sens ; c’est ce règne absolu de la valeur d’échange qui dévoile le désir du capitalisme ; un système immanent [3], sans codes, sans territorialités réelles (pas d’ancrage affectif) sauf celles (toutes) qu’il récupère pour produire de la valeur d’échange, se chargeant d’anéantir tous les flux libidinaux, tout ce qui procède de la jouissance et de la mort (déliaison ultime, irréversibilité), et de vomir imperturbablement, indéfiniment, les objets réversibles qu’il aligne, comptabilise, échange... ère du fongible et du cyclique . Ce n’est que cela, l’ultime système de réduction des forces pulsionnelles, bien plus subtil que les codes – il est immanent – bien plus féroce que Jahvé ; il ne laisse strictement rien échapper, il ne donne pas, machine à disposer les forces, à les annuler, à les consommer, et à créer de la consommation sur les produits de cette consommation ; fascination devant cette forclusion totale et ses conséquences, échangeabilité pure, système quasi parfait dont la mort ne peut survenir que par l’avènement d’un désir-mutant, cercle noir foudroyant qui, bien loin de s’estomper, active la délitescence du désir-rejet ultime : la déliaison énergétique, le franchissement révolutionnaire inconscient.



[1] J.-F. Lyotard, G. Deleuze, F. Guattari, J. Baudrillard. Voir également P. Klossowski (Nietzsche et le cercle vicieux, Mercure de France ; La Monnaie vivante, Losfeld).
[2] La mesure unique est le temps de travail social moyen, lui-même marchandise ; on ne sort pas du système de l’échange.
[3] On comprend mal le rôle transcendant que Deleuze et Guattari font jouer à l’oedipe dans le capitalisme ; cf. Séminaire eco.po eco-li, 13.4.72. M. Mac Luhan témoigne : « le cercle de famille s’est élargi. Le Trust mondial d’information engendré par les moyens de communication électriques – films, Telstar – l’emporte de loin sur toute influence que papa et maman peuvent tenter d’exercer. » P.14, Message et Massage, J,-J,-Pauvert.

11/07/2016

DOCU : Bitter Lake - Adam Curtis

Bitter Lake est un documentaire produit par la BBC sorti en 2015 et réalisé par le documentariste anglais Adam Curtis. Le propos du film est de démontrer que les politiciens occidentaux ont simplifié l'histoire du jihadisme et takfiriste  en un simple récit du bon contre le méchant, contribuant ou réagissant au chaos et au désordre grandissant dans les sociétés occidentales. Chaos que ces mêmes politiciens ne perçoivent ni ne comprennent.


Du même réalisateur et sur une thématique proche, je vous recommande The Power of Nightmare.

Une critique du Guardian.




VERSION LONGUE




VERSION COURTE (montage réalisé par une prof d'histoire)

18/06/2016

Le Goudron se Soulève (Lordon)

Extrait de la scène finale de la pièce D'un retournement l'autre de Frédérique Lordon, récément publié sur son blog du Monde Diplo. 

LE TROISIÈME CONSEILLER (entrant précipitamment)

Monsieur le président, des émeutes partout…

LE PRÉSIDENT

Mais enfin pourquoi doncque vous affolez-vous. Vont-ils à la Nation ou à la République ?

LE TROISIÈME CONSEILLER

Ni l’un ni l’autre hélas, la masse est anarchique.

LE NOUVEAU DEUXIÈME CONSEILLER

Elle a soupé des cortèges inoffensifs, Il ne lui reste que le moment convulsif.

LE TROISIÈME CONSEILLER (raccrochant un téléphone)

Sur les grands boulevards, ils s’en prennent aux banques !

LE NOUVEAU DEUXIÈME CONSEILLER

Je crains que de génie vous ne soyez en manque… Livrant la société au joug de la finance Fatalement devaient venir les conséquences. En voilà semble-t-il la manifestation, Je vois bien dans vos yeux votre stupéfaction, Quoique vous n’en ayez pas le juste motif : Depuis longtemps ces faits sont pour vous hiéroglyphes. Vous êtes étonnés : le peuple est en pétard – La vraie surprise étant qu’il s’y mette si tard. Car si le corps social est plutôt bonne pâte, Il n’est pas pour autant d’une humeur toute plate. Il est vrai que capable d’endurer longtemps, Il induit en erreur tous les gouvernements Trop pressés de le croire sans limite élastique. Or comme tout le monde, il a ses points critiques. Vienne l’abus de trop ou l’incrément odieux Et le seuil est franchi, et soudain tout prend feu. Le pouvoir sidéré qui n’y a rien compris, Contemple interloqué et d’un air interdit Le désastre qu’il a lui-même préparé – L’innocence jointe à la bêtise éberluée. La colère du peuple est comme un réservoir, Longtemps se remplissant sans rien laisser voir, Et puis un jour soudain vient le litre de trop Qui fait rompre la digue et libère les eaux. Voilà que je m’y perds dans mes analogies, Ici le tsunami, à l’instant l’incendie, Mais vraiment peu importe, l’essentiel est ailleurs : Ce système périt sous trop de déshonneur. Il a accumulé scandale et discrédit À un point de dégoût voire d’ignominie. Elites corrompues, possédants aveuglés Ont été incapables de le modérer. Il eut suffi pourtant de peu de concessions Pour tenir en lisière les exaspérations. Mais le libéralisme, l’hubris du capital Ont ouvert une époque signée de bacchanales, Une époque offerte à l’envie des parvenus, Des puissants libérés de toute retenue. Pour avoir tout voulu, ils risquent de tout perdre, On les verra sous peu tel Ubu crier « merdre ! », Ce mot de l’avanie qui, giflant l’arrogance, Dessille le mirage de la toute puissance, Et laissent ceux qu’alors elle a si bien trompés Au milieu de leurs ruines, cois et désemparés.

(Bruits d’émeutes venus du dehors)

LE TROISIÈME CONSEILLER (apeuré)

C’est l’insurrection qui vient…

LE NOUVEAU DEUXIÈME CONSEILLER

D’un retournement l’autre, l’histoire a ses relèves. Fuyez quand il est temps, le goudron se soulève…


11/06/2016

VIDEO : Philo@The School of Life

The School of Life est une petite entreprise anglaise qui fait son beurre autour de différents savoirs et de la transmission de connaissance, agrémenté de goodies, conférences et autres. Sur le modèle ça n'est pas nécessairement ma tasse de thé, mais obligé de constater que la majorité des vidéos qu'ils diffusent sur Youtube sont de qualité, pour autant qu'on les considère comme des introductions à différentes disciplines ou courants de pensée. Attention donc, le contenu qui suit n'est pas destiné aux puristes.

Je poste ici leur playlist philo, mais je vous recommande aussi la vision des vidéos en Théorie Politique, Sociologie, Histoire, et Philosophie orientale.    

En cliquant sur le petit icône en haut à gauche vous pouvez choisir parmi 25 auteurs.

07/06/2016

DOCU : Pacification en Algérie
























"Dans l’ensemble impérial français tel qu’il est constitué en 1954, l’Algérie tient une place à part [. ..]. L’Algérie, les enfants français l’ont appris à l’école et au lycée, n’est qu’un prolongement de la métropole ; et il est d’ailleurs vrai que le million de "Français d’Algérie", Français d’origine, naturalisés et israélites francisés par le décret Crémieux en 1870, constituent en Algérie comme une société complète, indiscutablement française. A côté d’eux, les neuf millions de musulmans ne sont au mieux que des demi-citoyens. Entre cette société coloniale et l’État français, les relations sont extrêmement complexes. Les Français d’Algérie n’attendent guère autre chose de la métropole que le maintien pur et simple de leurs privilèges établis par la force et maintenus par des techniques policières, y compris éventuellement par la torture."

Pierre Vidal-Naquet - La torture dans la République

Pacification en Algérie

Documentaire en deux parties d’André Gazut
Coproduction : Article Z, ARTE France
(France, 2002-1h) LE DOSSIER DE PRESSE




04/06/2016

VIDEO : Mohamed Ali VS. la guerre

Personnellement j'aime pas la boxe, ni le sport en général en fait, en tous cas pas la compétition. Alors pour moi Ali c'est pas un palmarès, ni une carrure ou un physique. C'est "juste" un homme qui à un moment crucial de l'histoire à su voir les choses pour ce qu'elles étaient et a refusé de fermer sa gueule. Le genre de mec à qui je rend volontiers hommage.

R.I.P.




 
CAMARADES