Finance level 10: Étude structurelle. Accrochez-vous, en plus c'est évidement un Écossais qui présente en 20 minutes cette analyse dont voilà la prémisse : La manière dont on se représente la structure du capitalisme est de plus en plus éloignée de la réalité. Nous vivons dans un monde où depuis le 20 juillet 2021, trois gestionnaires d'actifs — BlackRock, Vanguard Group et State Street Corp — possèdent ensemble en moyenne 22% des sociétés du S&P500. D'après des données compilées par Bloomberg, cette moyenne était de 13,5% en 2008.
Mark Blyth (Brown University) présente ces évolutions sur la structure du capitalisme en terme de localisation du fric / pouvoir, ainsi que leurs conséquences sur d'éventuelle espoir de réforme d'une partie de l'activité capitaliste, notamment vis-à-vis du climat. On s'éloigne ici assez fort des fantasmes autour d'un stakeholder capitalism tenu par des financiers vertueux. D'autant que tout ce beau monde dispose de droit de vote dans les assemblées générales des entreprises, soit un pouvoir encore très sous estimé.
"Effectively, we've given them a kind of veto power over a lot of the decisions made at every corporation that is relevant to our lives, wether it's the big vaccin manufacturers or the big tech companies or fossil fuels. They're calling the shots at a lot of these institutions."
Deep Jungle cette semaine avec Coco Bryce. Je vous propose deux articles sympas pour en apprendre un peu plus sur ce DJ, producteur et label manager néerlandais actif depuis la fin des années 90 et passé par le breakbeat, l'abstract hip hop et la jungle. Plus de détails donc, ici chez DJ Mag et là chez UKF. Vous pouvez aussi aller faire un tour sur Bandcamp pour retrouver certains de ses EP.
"C’était en 1989. La Sept (qui deviendra Arte-France) diffuse L’héritage de la chouette, douze films de quelque 25 minutes chacun signés Chris Marker (vous pouvez vous le procurer ici). Marker évoque « l’interminable répétition d’une pièce qui n’a jamais été jouée ». Une pièce dont Castoriadis, sous le regard de Marker, nous dit comment il faudrait, peut-être, un jour, la rejouer."
J'ai volé ce paragraphe introductif à ZinTv qui diffuse aussi une retranscription de cet échange :
"Un traumatisme collectif, une guerre, un coup d'état, une catastrophe naturelle, une attaque terroriste plongent chaque individu dans un état de choc. Après le choc, nous redevenons des enfants, désormais plus enclins à suivre les leaders qui prétendent nous protéger. S'il est une personne à avoir compris très tôt ce phénomène, c'est Milton Friedman, Prix Nobel d'économie en 1976. Friedman, soutenant l'ultralibéralisme, conseilla aux hommes politiques d'imposer immédiatement après une crise des réformes économiques douloureuses avant que les gens n'aient eu le temps de se ressaisir. Il qualifiait cette méthode de traitement de choc. Naomi Klein la qualifie de "stratégie du choc". En utilisant de nombreuses images d'archives, Michael Winterbottom et Mat Whitecross démontrent la puissance du texte de Naomi Klein et la nécessité de résister."
Voici un essai vidéo en deux parties réalisé par la chaine youtube Then & Now autour du livre et de l'idée de Théodor Adorno et Max Horkheimer Dialectique de la raison publié en 1944. Il y a sur le livre un court article wiki que vous recommande de lire. La thèse principale de l'oeuvre et autour de laquelle se déploie l'essai vidéo est la suivante : Il existe un processus logique et historique par lequel les Lumières —entendez : les principes issus des— sont conduites à se transformer en leur contraire, en mythe ou en barbarie, dont elles prétendaient et prétendent toujours émanciper. Quelque chose a mal tourné et ce qui devait produire une société plus humaine, produit finalement un développement technologique avancé mais oppressif et des formes de vie et d'organisation inhumaines.
Dans l'impasse dans laquelle nous nous trouvons, il me semble que noue n'échapperons pas à une sorte de retour à ce genre de question. Si vous n'êtes pas familier avec tous ça, accrochez vous, c'est un peu costaud. Lisez les descriptions de l'auteur des essais avant de vous lancer. Bonne vision malgré tout.
PART I
"In this video, I look at the first part of Adorno and Horkheimer’s Dialectic of Enlightenment: Philosophical Fragments. I takes an introductory look a the first three parts: The Concept of Enlightenment; Excursus I: Odysseus or Myth and Enlightenment; and Excursus II: Juliette or Enlightenment and Morality.
The first part, through some general reflections on Enlightenment, reason, mythology, and totalitarianism, poses that all four are already intertwined. For Adorno and Horkheimer, ‘Myth is already enlightenment; and enlightenment reverts to mythology.’
In the two ‘excursus’ they interpret the Odyssey, Marquis de Sade, and Nietzsche, as backing up this claim. What makes mythology and enlightenment the same? Odysseus is the proto-bourgeois individual using his logic to manipulate nature through instrumental reason so he get home. De Sade uses his logic to get what his passions desire. And Nietzsche is famous for his ‘will to power.’ In all of this, we can see the philosophical roots on totalitarianism.
Both enlightenment and mythology attempt to naturalise the universal rule – attempt to dominate the individual based on an eternal rule of instrumental reason. Even magic was an exchange – a deal with nature, with the gods, to preserve man. All are based on the same logic.
Whether its the codified myth of Scylla and Charybdis. The rationality of working out your desire and convincing others to follow it – if objects are valueless – to be used for the purposes of self-preservation – why would this not apply to people too?"
Then & Now
PART II
"In this video I look at the second part of Adorno and Horkheimer’s Dialectic of Enlightenment on the Culture Industry.
They write, ‘culture today is infecting everything with sameness. Film, radio, and magazines forms a system. Each branch of culture is unanimous within itself and all are unanimous together. Even the aesthetic manifestations of political opposites proclaim the same inflexible rhythm. The decorative administrative and exhibition buildings of industry differ little between authoritarian and other countries.’
For all of the Critical Theorists of the Frankfurt School, the individual lives in a world dominated by highly concentrated capital. The critique has more flexibility that orthodox Marxism, but the emphasis is the same: the drugs that save our lives, the manufacturing plants that build our products, the routine of the worker and the consumer, are dominated by the profit motive and the power of capital.
The culture industry is no exception:
‘All mass culture under monopoly is identical.’
They say that the defenders of the culture industry argue that they are driven by the demand of their customers: They demand cheap, reproducible products that can be accessed easily and everywhere.
The effect though is mass standardization: ‘Something is provided tor everyone so that no one can escape; differences are hammered home and propagated.’
They argue that the culture industry supports the tiring workday. Rather than think about their positions at the end of day, its much easier to switch off. To consume the same libidinal routines of enjoyment without considering the possibility of difficult change.
To be creative, to read something new, to follow a new plot, to take the time to enjoy completely new music is laborious.
The culture industry organizes free time in the same way capital organises work time. Everything is defined you without room for individual creativity and difference."
Album légendaire pour débuter 2022. Si vous commencez à être vieux ou vieille, ou si vous êtes pointu.e en musiques électroniques, vous connaissez sans doute Luke Vibert. Nan ? Il se fait aussi appeler Kerrier District, Wagon Christ, Plug, Amen Andrews, Spac Hand Luke, Luke Warm, The Ace of Clubs. Toujours pas ? Bizarre. Il a posé du son chez Ninja Tune, Warp, Mo Wax, Planet Mu... Bon.
Ba pour vous convaincre sachez simplement qu'il est avec Aphex Twin sur la photo juste au-dessus. Ils sont bons potes. Allez, cliquetis !
Si vous aimez la musique urbaine, électronique, éclectique, bourrée d'influences qui vous donne l'impression d'être d'une manière ou d'une autre plongé dans le béton de n'importe quelle mégapole poisseuse, entre trains de banlieue, périph', et immeubles dortoir, cette playlist est pour vous.
On est dans les années 90.
Ça sample, ça scratch, ça mix trip hop, drum n bass, jungle et acid jazz.
Le label ici c'est Mo Wax (lisez ceci), mais il faut voir la scène qui gravite autour...
Ouais c'est un peu un trésor que j'ai trouvé ici. Tellement chill et plein de nuances, et de souvenirs de pétards adolescents... Parfait pour la dernière playlist de 2021.
Et bonne année ! Courage à tou-te-s pour 2022
No tracklist today. Je crois que 23 morceaux sur 26 viennent des compilations Headz 1 & 2 sorties par Mo Wax en 1994 et 1996. J'ai ajouté du Gopher, du Howie B et du Autechre pour arrondir un peu le début et la fin. C'est que des raretés. D'ailleurs si vous cherchez une montagne de playlists youtube dans le même genre, elles sont ici :
Voilà un immense moment de youtube, dans le grand shaker de la culture "occidentale". C'est sombre. Ça sent le passé, hanté, qui ne semble jamais loin, qui bouffe jusqu'à nos souvenirs d'enfance comme il bouffait déjà les mémoires des vieux des pays conquérants ou conquis et de tous les spectateurs du siècle passé.