08/09/2021

DOCU : Opération Rubicon

Un réseau d'espionnage au cœur de la Suisse. Baptisé de son nom de code « Rubicon », l’opération a concrétisé le rêve de tout espion: depuis les années 70, la CIA et les services secrets allemands peuvent décrypter les textes et les conversations secrètes de plus de 130 pays à travers le monde. Cela grâce à un dispositif, une porte secrète, placée dans les appareils de cryptage eux-mêmes. En somme, tous ces pays payaient très cher du matériel pour protéger leurs secrets, mais c’est justement ce matériel truqué qui les trahissait. Leader mondial du cryptage, la société suisse Crypto, près de Zoug, était en fait détenue par l’espionnage américain et allemand.

Ces informations étaient dans l’air depuis les années 90, déjà, mais sans qu’on puisse les prouver. Vous allez le voir dans cette enquête exclusive de nos consœurs alémaniques Nicole Vögele, Fiona Endres et Anielle Peterhans pour l’émission Rundschau, cette fois le doute n’est plus possible. Des documents internes de la CIA, ainsi que l’ancien ministre allemand du renseignement, le confirment. Pour la Suisse, ces informations sont catastrophiques, vertigineuses. Que savait le Conseil fédéral ? Et nos services secrets à nous ? Car c’est en confiance, en particulier dans notre neutralité, que des pays comme l’Iran par exemple, ou même le Vatican ont acquis les machines de Crypto. Alerté par cette affaire, le Conseil fédéral vient d’annoncer l’ouverture d’une enquête. C’est dire que l’affaire ne fait que commencer. 

Un reportage de Nicole Vögele, Fiona Endres et Anielle Peterhans
Suisse - 2020

30/06/2021

VIDEO : Jeunesse de France



-JEUNESSE DE FRANCE-

Comme tant d'autres avant toi, tu voudrais faire la fête, t'amuser. 
Tu veux vivre et être qui tu veux.
Mais au fond de toi tu sais que ce monde se fout de qui tu es, 
que ta personnalité est un marché, 
et que la musique va s'arrêter. 

-JEUNESSE DE FRANCE-

Qui sont ces gens qui te tire dessus ? 
French Talibans, AKA nos fascistes (AOC)
Ils gangrènes les forces du désordre, 
Ils détestent la musique, la diversité, l'égalité, la justice, 
Et tout ce que tu es, jusqu'à ton avenir. 
Ils veulent le pouvoir et le pouvoir se sert d'eux, 
Pour terroriser.
On est où bordel ?

-JEUNESSE DE FRANCE-

Chaque génération doit les combattre, qu'ils portent une matraque ou une cravate. 

-JEUNESSE DE FRANCE-

Ils se déchainent. 
Pourquoi maintenant ? 
Parce que nous sommes à la croisée des chemins. 
Ils le savent et veulent laisser crever tout le monde.
Ici et ailleurs, ne rien changer et attendre.
Pour que leur plan fonctionne, il faut que tu aies peur d'eux et des "autres" plus que de l'avenir. 
Est-ce que tu veux attendre avec eux ? 

-JEUNESSE DE FRANCE-

Tu es prise au piège d'un rêve devenu un cauchemar.
Un cauchemar dans lequel tu es un marché,
ton temps de cerveau est un marché,
tes gouts et tes relations sont des marchés,
tes angoisses sont des marchés,
ton futur est un marché. 

-JEUNESSE DE FRANCE-

Si tu les laisse faire, rien ne changera, 
Et les libéraux et les fascistes se foutront de ta gueule, 
toute ta survie.



24/05/2021

TXT : Moishe Postone - Extraits


J'ai passé le weekend avec Moishe Postone sur une playlist, un cours donné à l'université de Chicago en 2009.

J'ai retranscrit quelques extraits et décidé d'en compiler une partie ici. L'ordre est arbitraire, chaque paragraphe est un extrait. La continuité logique n'est pas parfaite, mais voilà une page de Postone pour une autre lecture du Capital et de l'analyse marxiste. 

- - -

What Marx is trying to get at is what he regards as being the whole mark of modernity, which is this non –teleological endless process that he is referring to as the self valorization of value.     

What marks the context of this new form of society is that things appear decontextualized. It’s the appearance of decontextualization that actually is the whole mark of this context. 

This independent existence of the form of social relations is alienation. Not the alienation by people of part of preexisting essence, but the constitution of an alien, compelling, social other, that results from the circumstance that social relations are created by objectifying activity. Humans create Society behind their own back.     

What this means, is that capital really is the alienated other. It’s not just a mystification.

In other words, if we’re talking about the social forms that are abstract, and do not appear to be social at all, than one of the things that Marx is saying is that what’s rational about Hegel is his idealism. Because those forms actually cannot be simply dissolved in terms of the actions of individual agents, whose action are hidden from themselves and therefor they don’t appear to be agents. In fact they are not agents.   

The historically specific form of mediation at the heart of capitalism is constituted by determinate forms of practice that become quasi independent of the actors. The result is a new form of social domination, one that subjects people to increasingly impersonal rational imperatives and constraints, that cannot adequately be grasped in terms of the concrete domination by social groupings such as class or institutional agencies of the sate or of the economy. Like power as conceptualized by Foucault, this form of domination has no determinate lockers, and appears not to be social at all. Moreover, it is not static but temporally dynamic.        

Capital is this ghostly sphere, behind. And it’s the sphere of the dynamic. It’s the sphere of history. And that history cannot be understood adequately only by looking at state and civil society and their interactions, because it changes both and their interrelations.          

Another sphere of social life exists, that’s represented by the category of capital, and that sphere is the dynamic of the social whole. And that dynamic exists behind state and civil society. This critic calls into question the adequacy of the understanding of modern society in terms of this bipartite division. 

For Marx, production in capitalism is only apparently material. It really is a vehicle for producing surplus value. And surplus value for him is time. It’s a very metaphysical process: Matter is transformed into units of abstract time. As a temporal form of wealth, capital strives toward boundlessness, ignoring the necessary boundedness of its natural environment, the planet.    

What you have is the retention of value in time. Value created in the past is preserved. In a way, and this is only an initial determination, it’s a constant present.

“By incorporating living labor into the lifeless objectivity, the capitalist simultaneously transforms value i.e. past objectified dead labor, into capital, self valorizing value, an animated monster.” Marx
 
PS :   
Un thread sur Postone qui m'avait donné envie de m'y plonger l'année dernière : https://twitter.com/PhilosophyCuck/status/1226945426563256326

La biblio française de la critique de la valeur (Wertkritik)(quand même) :

06/01/2021

VIDEO : Postmodern Conservatism

Qu'est-ce que le conservatisme post-moderne ? Comment en est-il arrivé à dominer le paysage politique dans de nombreux pays développés ? 

Le livre What Is Post-Modern Conservatisme traite de la façon dont les transformations technologiques, économiques et sociales de l'époque post-moderne ont engendré un paysage politique où l'irrationnel et les aspects traditionalistes de la pensée conservatrice ont muté en les formes extrêmes que nous voyons aujourd'hui.

C'est paru chez Zero Books et édité par Matt McManus qui professeur de politique et de relations internationales à l'Université de Tec de Monterrey, et qui nous présente l'ouvrage dans cette vidéo :  




05/12/2020

VIDEO : Voir (PPL Sécurité Globale)



Arrachage d'oeil au LDB & Projet de loi sécurité globale / Voir & Montrer.

Ceci est un appel pour la manif "Marche des Libertés"du 5 décembre 2020 contre le projet de loi autoritaire de Macron, Darmalin et des syndicats factieux / fascistes, visant notamment à empêcher journalistes et citoyens de filmer ce qu'il faut bien appeler la milice nationale. 

Vidéo diffusée par les copains de Cerveaux Non Disponibles.



21/09/2020

VIDEO : Appel du 21/09/19


Ce montage de JNRV et LFDLM pour Cerveaux Non Disponibles et les Gilets Jaunes a un an. On serait presque nostalgique de cette époque où on y croyait encore un peu. 

"On ne converge pas on encercle" avait pris l'habitude de dire JNRV... Regardez nous maintenant. Lui a raccroché et la seule chose qu'on encercle c'est notre psyché confinée, laminée par une pandémie en plus de tout le reste. 

Mais haut les coeurs, hein.  C'est un très bel appel vidéo et on en refera. En attendant, celui-ci est construit sur des images de Julien Rogue et une musique de Casse Brique (L'autre voyage de Yannick) que vous pouvez acheter ici.)




02/02/2020

Playlist #WEEK06/20 - 'It Won't Be Long'


Soundtrack of our lives, encore. C'est sombre mais toujours avec cette touche de mystère, d'inconnu, d'ouverture, peut-être même d'espoir. Tout reste à faire, à défaire. Et rien n'est encore parti en fumée en comparaison de ce qu'il nous reste à perdre.  

Ambient forcément, musique contemporaine, expérimentale grecque, classique du jazz, beats californien, bande originale, entre autres. Dans le même mood, je vous invite à écouter / regarder / lire mes voeux pour 2020

Bonne écoute ;)



1. Deaf Center - New Beginning (Tidal Darkness)
2. Lena Platonos - Lego
3. Like It Is - Yusef Lateef (The Blue Yusef Lateef)
4. Accident du Travail - Lycaon
5. Palayam - Openness
6. Mica Levi - Love 
7. Susumu Yokota - Capital of Daisy
8. Deaf Center - Animal Sacrifice
9. Vangelis - Leon's Room
10. Shlohmo - Hopeless
11. Crystalmess - Just Because It's A Funeral Dosen't Mean We Can't Rave
12. Broadcast - Echo's Answer
13. Aphex Twin - Stone In Focus

31/01/2020

VIDEO : Titanic Bar - The World Ending



Voici mes voeux pour 2020 sous forme d'un exercice de montage proche du cadavre exquis. La musique détermine la longueur, les images déterminent le texte. La purée de pixels est voulue. 

C'est un bilan, et vous connaissez sa couleur.

"Ca avait été comme un très long rêve
qui finit par tourner en boucle.
Un monde simple dans lequel jamais
rien ne change réellement,
où les formes évoluent
mais pas les gestes.
Production, consommation,
sans cesse.
Nous sommes restés branchés
trop longtemps.
Jusqu’à oublier que le rêve
est fabriqué.
Jusqu’à oublier
sa raison d’être.
L’accumulation et la croissance
comme seules perspectives,
l’augmentation de tout,
même si tout se ressemblait déjà
tant et depuis si longtemps.
Tout y était toujours plus standardisé, transformé en
données dans lesquelles nous espérions voir nos reflets.

Mais le rêve est sur la fin.
Il est dévoré par l’une de
ses contradictions.
Nous nous réveillons en chute libre
dans un monde renversé.
Alors que nous “rêvions”, une force ancienne
a pris le pouvoir dans le capitalisme.
C’est le retour d’une vieille illusion,
la revanche de l’utopie ultra-libérale.
Cachée derrière l’image d’un pouvoir sans tête,
elle veut garder le rêve pour elle-même.
Elle parasite toutes les
vieilles institutions,
logeant son idéologie dans autant
de radicalisés interchangeables.
Fanatisme financier, pseudoscience
économique et foi dans le marché,
désormais doublés d’une volonté
de faire sécession.
Ils feront leurs derniers profits
sur nos cadavres,
emmenant le capitalisme au bout du
vieux rêve et de ses contradictions,
sacrifiant jusqu’à l’avenir.

Leur rêve n’est qu’un cauchemar
et une crise perpétuelle.
Tout brûle, c’est la nouvelle
forme des temps.
Les fumées noires s’infiltrent déjà partout,
dans les esprits, les villes et les poumons.
Elles formeront la nouvelle toile
de fond de nos misères,
jusqu'à ce que la mort et la souffrance soient
les derniers secteurs en croissance.

Le pire est que nous sommes
déjà réveillés.
Le vieux rêve semble lointain,
tout est noir désormais.
Nous n’avons plus confiance
en rien ni en personne.
Nous tourbillonnons dans la nuit consumés par des
flammes qui embrasent l’avenir avant le présent.
Nous cherchons une échappatoire pour
espérer retrouver des choix,
espérer reprendre la liberté
au libéralisme.

Mais la liberté est bien gardée
tenue dans les mailles d’une structure
idéologique internationalisée
ayant engouffré chaque aspect
de nos existences.
Il n’y a de vie ici que dépossédée,
moulée dans des copies de
réseaux, d’infrastructures,
dans des marchés, des propriétés,
des flux, rationalisés, dupliqués,
imposés à toutes les sociétés.
Une forme de vie dans laquelle la liberté se résume
à payer pour vivre et vivre pour payer.

Nos esprits se rebellent
avant nos corps.
Nous rêvons d’un soulèvement,
même si leur réponse est connue.
Les partisans de “l’ordre n’importe lequel”
et leurs méthodes n’ont pas changé.

Les gardiens du vieux rêve sont eux aussi prêts
à devenir les nouveaux maîtres du cauchemar.
Face à nous,
ils n’hésiteront pas
à nous écraser,
dans l’indifférence générale,
alors qu’ils ne sont plus que perversité,
barbarie et relents réactionnaires.

Nous sommes balayés par la dégradation de nos habitats,
la continuation du capitalisme et le retour du fascisme.

A ce stade c’est bien plus que
les yeux qu’il nous faut ouvrir,
c’est bien plus que le nombre et la rue que nous devons
invoquer si nous voulons avoir une chance.
Nous devons retrouver une idée
de ce qu’est l’Humanité
et de ce que représente son Histoire turbulente
vers la fraternité et la conscience,
vers un futur pour tous,
vers l’éternité.

On (en) est là.
La petite musique continue.
Un dernier verre.
Et bonne année."


- Musique -

Lucinda Chua at Nottingham Contemporary
https://youtu.be/l95Ajd0ek8s
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Temple Sounds 
https://youtu.be/-ar9vsmFhJU
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Palayam
https://soundcloud.com/palayam


- Images -

Bela Tarr - Andrei Tarkovsky - Ernie Gehr - Godfrey Reggio - Mikhaïl Kalatozov - George Stevens - David Cronenberg - Georges Perec - Hideaki Anno - Toshio Matsumoto - Michelangelo Antonioni - Ingmar Bergman - Carl Theodor Dreyer - Isidore Isou - Museum of Automata - AT&T - BBC - Thames - WTMJ-TV - Youtube - entre autres


- Montage -

La fin de leur Monde


- Texte -

Berserk

 
CAMARADES